Quant à nous, nous laissons le racisme et le suprémacisme aux sionistes. Nous défendons l’auto-détermination de CHAQUE Peuple !

« Libertes internets.wordpress.com » a sélectionné quelques citations, que nous reproduisons ci-après, extraites d’un article paru dans « Le Monde » du 10/02/09, sous la signature de Michel Bôle-Richard, correspondant à Jésuralem, avec pour titre « Israël Le Repli »

Cet article écrit à la veille des élections israéliennes prend le pouls de la population qui exprime un certain découragement tout en maintenant son nationalisme sans partage et en s’accrochant au réflèxe sécuritaire, même si certains Israéliens souhaitent la reprise d’une négociation visant la seule solution possible, la création d’un Etat palestinien. Mais la raison fait place à la peur et les esprits n’ont pas la sérénité nécéssaire à une saine analyse.
Polémia

Pour Yaël Hadar, 29 ans, jeune chercheuse de l’Israël Democracy Institute, élevée dans un kibboutz, le fossé se creuse « entre les religieux et les séculiers, entre les ashkénazes et les séfarades, entre les Juifs et les Arabes. »

« Nous vivons dans un bunker, une sorte de villa au milieu de la jungle, cernée par les barbares. Et si vous m’attaquez, je deviens fou. Je vais utiliser la force massive, la brutalité pour me défendre. Entre tous les dirigeants en compétition électorale, c’est à celui qui tiendra le langage le plus martial », constate Menahem Klein, professeur de sciences politiques.

« C’est très commode, reconnaît l’écrivain Zeev Sternhel, classé à gauche. Nous refoulons les problèmes politiques pour les placer sur un plan sécuritaire. Nous vivons de plus en plus dans une atmosphère exacerbée de nationalisme et de chauvinisme. La dérive vers la droite extrême est évidente. Désormais, nous ne faisons confiance qu’aux gros bras. »

« La guerre de Gaza n’a fait que renforcer cette tendance. Elle a amplifié un patriotisme exagéré», regrette Colette Avital. Pour cette députée travailliste, « il y a un aveuglement » et « le peuple juif est devenu indifférent à la souffrance des autres ». « Nous ne voyons plus que nous-mêmes, déplore-t-elle. Nous nous sommes fermés aux autres, à la souffrance des Palestiniens. Il y a désormais une droite excessive, fasciste, qui prend racine dans le pays et ce qui est inquiétant est que cette tendance se manifeste surtout chez les jeunes. »

« Comment peut-on dire que nous allons les liquider et que nous serons les seigneurs de ce pays ? », s’inquiète Colette Avital.

« La conscience du juif israélien est caractérisée par un sentiment de victimisation, une mentalité de siège, un patriotisme aveugle, la belligérance, la satisfaction de soi et la déshumanisation des Palestiniens », note Akiva Eldar, du quotidien Haaretz.

« Les Israéliens pratiquent l’autocensure et acceptent la version officielle sans chercher à recouper les informations. Nous sommes une nation qui vit dans le passé, envahie par l’anxiété et souffrant d’un manque chronique d’ouverture d’esprit », analyse Daniel Bar-Tal.

« Nous gouvernons par la force. Nous sommes devenus un régime ethno-sécuritaire, arrogant, égoïste, ethnocentriste, s’inquiète Menahem Klein. Nous sommes convaincus d’être les meilleurs et que les autres ne valent rien. Désormais le conflit est devenu religieux, ethnique et la politique est inefficace. » Aux yeux du professeur de sciences politiques, Avigdor Lieberman est le produit de cette tendance : « Le colonialisme et le racisme sont les grands vainqueurs. Nous refusons de sortir du bunker. »

« Lieberman est parfaitement au diapason de la population israélienne, il veut renforcer l’autorité de l’Etat, indique Denis Charbit, professeur de sciences politiques. Pendant la campagne, il se garde bien de franchir la ligne rouge du racisme. Il reste légaliste. » En attendant la suite ?

Extraits d’une enquête publiée par « Le Monde » du 10/02/09
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Source : Polemia.com

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