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Israël a débuté dimanche le plus important exercice de défense civile de son histoire visant à préparer la population à une éventuelle guerre, en période de fortes tensions avec l’Iran.

La manoeuvre, baptisée « Turning Point III », durera cinq jours. Elle comportera notamment des simulations de tirs de roquettes sur des villes israéliennes et des exercices d’entraînement des soldats, des équipes de secours, et des civils.

Les sirènes avertissant d’attaques aériennes doivent ainsi sonner mardi dans tout le pays, et, pour la première fois, il sera demandé à l’ensemble de la population de simuler une mise à l’abri.

Cet exercice géant intervient dans une période de fortes tensions entre l’Etat hébreu et l’Iran, mais le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a affirmé dimanche qu’il « n’a pas été créé en réponse aux événements des derniers mois et semaines ».

Les exercices de type « Turning Point » ont été mis en place à la suite de la guerre contre le Hezbollah libanais à l’été 2006, lors de laquelle près de 4.000 roquettes Katyousha avaient atteint le sol israélien, explique-t-on au ministère israélien de la Défense.

Des exercices similaires ont été conduits en 2007 et 2008, mais l’armée affirme que celui entamé dimanche est « le plus important et le plus complet jusqu’à aujourd’hui ». AP

Le président Américain avait fermement demandé jeudi que cesse la progression des colonies juives en Cisjordanie. Israël « n’acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie », répond l’Etat hébreux.

Dimanche 31 mai, le ministre Israélien des Transports Israël Katz, a affirmé à la radio militaire : « Je veux dire de façon très claire que le gouvernement Israélien actuel n’acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie) ». Selon lui : « Le gouvernement défendra les intérêts vitaux de l’Etat d’Israël ».
S’il a été refusé de faire en sorte que les 120 colonies ayant des autorisations puissent construire afin de remédier à la « croissance naturelle » de leur population, Netanyahu a néanmoins déclaré qu’il serait prêt pour l’évacuation de centaines de colonies sauvages établies par des Israéliens extrémistes.

Plus d’infos : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090531.OBS8685/israel_rejette_la_demande_dobama_de_geler_la_colonisati.html

Entre Israël et les États-Unis, le climat n’est plus au beau fixe, comme du temps de George W. Bush. L’insistance avec laquelle la nouvelle Administration rappelle ses exigences au gouvernement israélien annonce des temps difficiles.

La rencontre du 18 mai à la Maison-Blanche entre Barack Obama et Benyamin Nétanyahou avait été jugée cruciale pour les relations entre les deux pays et pour les perspectives de paix au Proche-Orient. Il ne pouvait en être autrement. En apparence, le tête-à-tête entre ces deux hommes aux parcours politiques contrastés et aux positions parfois opposées s’est fort bien passé, même s’il faudra du temps pour savoir ce qu’ils se sont vraiment dit.

Chacun a rappelé publiquement ses convictions avec fermeté mais aussi avec beaucoup de politesse.

Obama est ainsi fait qu’il ne montre pas ses sentiments. Il ne se départira pas de sa cool attitude, même s’il n’en pense pas moins. Fin connaisseur de la vie politique américaine, Nétanyahou sait, lui, apprécier la popularité du nouveau président. Inutile de le prendre de front. Entre les deux hommes, c’est une rude partie d’échecs qui a commencé.

Le vice-président Joe Biden était monté en ligne avant la venue de Nétanyahou à Washington. Maintenant, c’est Hillary Clinton qui donne de la voix. À l’entendre, il n’y a rien à négocier : « Le président Obama est très clair. Il veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle » des colonies de peuplement en Cisjordanie.

Nétanyahou pensait qu’il avait en Hillary Clinton, l’ancienne sénatrice de New York ouvertement pro-israélienne pendant sa campagne, une alliée au sein de l’Administration. Il doit déchanter.

Le message d’Obama signifie qu’il ne fait aucun cas de la fragilité politique du gouvernement Nétanyahou et ne parie pas sur sa longévité. Le premier ministre israélien aura bientôt le choix entre une crise politique intérieure ou une crise avec les États-Unis ou, plus vraisemblablement, les deux à la fois.

Quant à Obama, il poursuit son chemin, imperturbable. Le 4 juin au Caire, il prononcera son «discours au monde musulman». On y découvrira la feuille de route qu’il s’est tracée au Proche-Orient.

Les signaux lancés par la Maison-Blanche montrent que le conflit israélo-palestinien s’inscrit pour cette Administration dans un cadre plus large. Israël reste l’« allié privilégié » des États-Unis qui demeurent les « garants » de sa sécurité. Mais Washington poursuit aussi d’autres objectifs dans la région et attend désormais de son allié qu’il y contribue.

Ainsi en est-il de l’amélioration souhaitée de relations avec le monde arabe ainsi que du règlement recherché de la question iranienne.

Avec George W. Bush, Israël avait perdu l’habitude de ce genre de discours. Les semaines qui viennent nous diront s’il s’agit seulement d’un changement verbal ou bien si la politique des États-Unis vis-à-vis d’Israël est en train de se transformer en profondeur.

Source : Le Figaro

Le mouvement anti-colonisation israélien la Paix Maintenant a annoncé jeudi avoir présenté un recours devant la Cour suprême contre l’agrandissement « illégal » d’une implantation en Cisjordanie occupée.

Dans cet appel, la Paix Maintenant exige l’arrêt immédiat de « la construction illégale d’un nouveau quartier de l’implantation de Halmich » dans le nord de la Cisjordanie, près de la ville de Ramallah. Selon ce mouvement, la construction de 25 nouvelles maisons a commencé sans même l’autorisation préalable des autorités.

Le quotidien israélien Haaretz fait état jeudi pour sa part d’une « intensification de la construction ces derniers mois » dans des colonies de Cisjordanie, qu’elles aient ou non obtenu le feu vert des autorités. Il signale notamment des constructions dans les colonies sauvages de Mitzpeh Ahiya et Adeï Ad au nord de Ramallah, ainsi que des constructions de maisons dans cinq implantations de cette région ainsi que dans la colonie de Na’ale.

D’autres quartiers sont en cours de construction dans les implantations de Maaleh Shomron, Elkana et Zofim, dans le nord de le Cisjordanie ainsi que des routes, selon cette source.

La Paix Maintenant a comptabilisé 560 bâtiments (provisoires ou en dur) érigés dans une centaine de colonies sauvages, ces trois dernières années, alors qu’Israël s’était engagé à démanteler ces avant postes construits sans permis.

Fin janvier, au cours de la campagne électorale, l’actuel Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était prononcé contre tout démantèlement « par la force » de colonies sauvages en Cisjordanie occupée.

Près de 300 000 colons israéliens se sont installés en Cisjordanie depuis son occupation en juin 1967, hors Jérusalem-est annexé après sa conquête en juin 1967

A Jérusalem-est 190 000 Israéliens vivent dans un douzaine de quartiers de colonisation.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires palestiniens occupés depuis juin 1967 sont illégales. Le vice-président américain Joe Biden a appelé mardi Israël à arrêter la colonisation.

(Belga)

NICOSIE (AFP) — Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé mercredi Israël à mettre fin au blocus imposé à la bande de Gaza, en laissant entrer du carburant et de l’aide pour soulager les 1,5 million d’habitants de ce territoire.

« Je suis très inquiet de la situation dans la bande de Gaza », a déclaré M. Ban lors d’une conférence internationale organisée à Chypre sous les auspices des Nations unies en soutien au processus de paix au Proche-Orient.

Il a affirmé que la vie dans cette enclave appauvrie était « extrêmement difficile », trois mois après la fin d’une offensive meurtrière lancée par Israël contre la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.

L’interdiction quasi totale imposée à l’importation et à l’exportation de produits, à l’exception de ceux de première nécessité, constitue une menace pour l’aide humanitaire, la reprise économique et le développement à long terme de la bande de Gaza, a-t-il souligné.

« Les mesures susceptibles d’accentuer les souffrances sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a-t-il ajouté.

« J’appelle Israël à assurer une entrée suffisante de carburant, de liquidités et de matériel qui sont nécessaires de façon urgente pour réparer les écoles, les cliniques, les installations sanitaires et abris », a dit M. Ban.

Le Dignity, un bateau qui s’était rendu à quatre reprises de Chypre vers la bande de Gaza avec de l’aide humanitaire, brisant ainsi par la mer le blocus, a coulé lundi au large de Chypre pendant une tempête violente alors qu’il était remorqué vers le port chypriote de Larnaca pour réparations.

A l’initiative de militants pro-palestiniens du Free Gaza Movement, le bateau devait se rendre une nouvelle fois le 1er juin, avec d’autres embarcations, à Gaza pour y acheminer de l’aide.

ROME – Comme prévu, le nouveau chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a préféré mettre l’accent sur le ‘danger iranien’ plutôt que sur les perspectives d’Etat palestinien lundi à Rome, première étape d’une tournée européenne qui l’emmènera ensuite à Paris, Prague et Berlin.

« Nous tenons à souligner que le plus gros problème au Moyen-Orient actuellement c’est l’Iran; un Iran qui devient nucléaire et qui devient, ou est déjà devenu, un facteur de déstabilisation pour le monde entier », a dit le chef du parti d’extrême droite Yisraël Beitenu.

Accusé de soutenir le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, l’Iran est considéré par Israël, à partir du moment où il se doterait de l’arme nucléaire, comme une menace contre l’existence même d’un Etat juif au Moyen-Orient.

« La compréhension pour les inquiétudes d’Israël doit être totale », a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, en rappelant que les pays occidentaux, et même les Etats arabes, s’inquiétaient de l’influence croissante de l’Iran dans la région.

Mais il a rappelé que l’Italie présiderait en juin une réunion du G8 sur le terrorisme, la drogue et le crime organisé aux frontières de l’Afghanistan et du Pakistan, et qu’elle entendait y associer l’Iran. « Nous ne parlerons pas du dossier nucléaire », a-t-il ajouté, en soulignant qu’il s’agissait de dossiers séparés.

Avigdor Lieberman a dit vouloir « promouvoir l’extension des relations avec l’Europe » mais l’Union européenne a décidé de geler ce processus en attendant que le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, s’engage à oeuvrer à la création d’un Etat palestinien.

« DÉCLARATIONS ET SLOGANS »

Le chef du Likoud a soigneusement évité de prendre un tel engagement et Lieberman lui-même a inauguré ses nouvelles fonctions le 1er avril en reniant la promesse faite en ce sens par l’ancien Premier ministre Ehud Olmert en novembre 2007 à la conférence d’Annapolis.

Interrogé sur ce point lors de sa conférence de presse commune avec Frattini, Lieberman a argué qu’il était trop tôt pour un gouvernement âgé de seulement cinq semaines pour « avoir tous ses projets diplomatiques prêts » mais il a promis de chercher à aboutir à une situation de « stabilité durable ».

« Nous avons l’intention de prendre l’initiative et de ne pas perdre notre temps à des déclarations et des slogans », a-t-il ajouté, réaffirmant que depuis les accords d’Oslo de 1993 les rencontres et propositions de paix n’avaient abouti « à aucun résultat concret ».

Si l’UE a pris l’initiative de geler le renforcement des relations avec Israël, elle attend la première rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président Barack Obama, le 18 mai, pour savoir sur quel pied danser avec le gouvernement conduit par le chef du Likoud.

Le nouveau président américain s’est lui aussi engagé à oeuvrer « vigoureusement » en faveur d’une solution dite « à deux Etats » et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exigé qu’Israël s’engage sur cet objectif avant toute reprise des négociations de paix.

Avigdor Lieberman sera aussi attendu sur ce point lors de ses autres étapes européennes. A Paris, il sera notamment reçu par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, mais pas nécessairement par le président Nicolas Sarkozy.

« Je ne dis pas qu’il y a une condition, mais ce qui serait souhaitable quand même, c’est qu’Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c’est la moindre des choses », a déclaré Claude Guéant dimanche au micro de Radio J.

Source : L’Express.fr

rabbins

Des rabbins ont enjoint les autorités israéliennes de réduire l’entrée dans le pays d’aides soignantes étrangères de crainte que leurs employeurs masculins ne cèdent avec elles au péché d’adultère, rapporte lundi le quotidien Maariv.

Saisi par une épouse trahie, le tribunal rabbinique de Rehovot, au sud de Tel Aviv, a demandé à l’Etat d’interdire le séjour en Israël d’une employée des Philippines avec laquelle son mari avait une liaison.

« Les autorités doivent appliquer les restrictions prévues par la loi pour veiller à l’honneur des filles d’Israël », écrit le président du tribunal, le rabbin Nahoum Gortald.

« Il est inconcevable qu’un homme quitte une épouse dont la beauté porte la traces des ans pour une employée étrangère plus jeune », poursuit-il dans ses attendus.

Selon des associations laïques de défense des droits civiques, il y a en Israël 30.000 couples mixtes, dont l’un des conjoints n’est pas juif.

Seul le mariage religieux est possible pour les juifs, comme pour les chrétiens, les musulmans et les druzes. Les mariages comme les divorces sont du ressort des tribunaux rabbiniques pour les juifs.

Les mariages mixtes, sans conversion de l’un des conjoints, sont légalement impossibles en Israël. Les couples mixtes qui veulent s’unir légalement doivent donc se rendre à l’étranger, notamment à Chypre.

Les autorités israéliennes reconnaissent néanmoins les mariages civils célébrés à l’étranger.

Source : Lepoint.fr

Une ONG israélienne a accusé lundi le Shin Beth (services de sécurité intérieure israéliens) d’exercer des pressions sur des Palestiniens de Gaza venant se faire soigner en Israël. L’objectif est de leur soutirer des informations.

L’Organisation « Médecins pour les droits de l’Homme » affirme dans un rapport que « 438 patients (ont été) soumis à des interrogatoires préalables du Shin Beth, dont dépendent la délivrance d’un permis de sortie de Gaza, entre janvier 2008 et mars 2009. »

Alors qu’en janvier 2008, seuls 1,4% des demandeurs de permis subissaient ces interrogatoires, ils étaient 17% en janvier 2009, selon ce rapport adressé à la commission des Nations Unies contre la torture. Ces méthodes violent le droit international, affirme l’ONG, et notamment la quatrième convention de Genève, qui interdit de faire pression sur des civils pour obtenir des informations.

Les autorités israéliennes ont démenti ces accusations. S’appuyant sur les témoignages de 30 patients, l’ONG affirme que des malades ont « été photographiés à leur insu, détenus longtemps pour interrogatoires et harcelés de questions » en dépit de leur état.

Elle mentionne une adolescente de 17 ans atteinte d’un cancer qui n’a été autorisée à entrer en Israël qu’après une journée d’interrogatoire, malgré ses pleurs. Elle ajoute que nombre de ceux « qui refusaient de collaborer ont été renvoyés vers Gaza ».

L’ONG rapporte par ailleurs des témoignages de patients empêchés par la police du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, d’aller se soigner en Israël en raison de ces interrogatoires.

Réagissant à ces accusations, Mark Regev, le porte-parole du premier ministre, dont dépend le Shin Beth, a affirmé à l’AFP que « 13’000 malades de Gaza se font soigner chaque année en Israël. Prétendre qu’il est exigé d’eux des informations au préalable est simplement ridicule. »

Source : Romandie.com

MADRID – Le juge espagnol Fernando Andreu a décidé lundi, contre l’avis du parquet, de poursuivre son instruction pour « crime contre l’humanité » visant des responsables militaires israéliens présumés d’un bombardement meurtrier à Gaza en 2002, invoquant l’absence d’enquête en Israël.

Le magistrat argumente qu’Israël n’a pas enquêté sur ces faits et que quand bien même ce serait le cas, cela ne priverait en rien la justice espagnole de sa compétence juridique, dans un procès verbal auquel l’AFP a eu accès.

Le parquet espagnol avait réclamé le 2 avril le classement provisoire de la plainte à l’origine de cette enquête, dont l’ouverture fin janvier avait provoqué la colère d’Israël et l’embarras du gouvernement espagnol, soucieux de jouer un rôle diplomatique actif en faveur de la paix au Proche-Orient.

L’enquête espagnole se base sur une plainte du Centre palestinien pour les droits de l’homme dénonçant une frappe aérienne israélienne qui avait tué un dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh et 14 civils palestiniens, « en majorité des enfants et des bébés », le 22 juillet 2002.

Quelque 150 Palestiniens avaient été blessés pendant cette attaque, dans l’explosion d’une bombe d’une tonne larguée par un F-16 israélien à Gaza, sur une maison du quartier Al Daraj.

La plainte vise l’ex-ministre israélien de la Défense Benjamin Ben-Eliezer et six hauts responsables militaires israéliens.

Le parquet devrait selon toute logique faire appel de la décision du juge avec lequel il s’oppose sur la portée de la compétence universelle que se reconnaît depuis 2005 la justice espagnole pour enquêter sur les crimes contre l’humanité, génocide, torture ou terrorisme commis dans le monde entier.

La reconnaissance de ce principe a créé des désagréments diplomatiques à l’Espagne, avec Israël, les Etats-Unis, la Chine ou le Rwanda, poussant le parquet à en promouvoir une interprétation plus strictement limitée.

Le ministère public insiste ainsi sur le fait que la compétence espagnole n’existe que si les faits visés ne font ou n’ont fait l’objet d’aucune enquête judiciaire dans le pays où ils ont été commis.

Il avait ainsi invoqué le 2 avril l’existence d’une enquête du parquet militaire israélien sur le bombardement de Gaza pour réclamer le classement du dossier espagnol, jugeant que « la raison élémentaire (…) est d’accorder la priorité à la juridiction de l’Etat où le crime a été commis ».

Le juge Andreu conteste formellement cette analyse. « Aucune investigation criminelle, qui pourrait donner lieu à un conflit de juridictions ne s’est produite jusqu’à présent » en Israël, argumente-t-il.

Il relève que « le parquet militaire israélien, rejoint par le parquet général d’Israël, a décidé au vu des conclusions des services de sécurité de l’armée de ne pas ouvrir d’enquête pénale » et que « le Tribunal suprême (d’Israël, ndlr) n’a pas apprécié juridiquement les faits dénoncés ».

Le juge Andreu conteste également que l’existence d’une enquête en Israël puisse priver la justice espagnole de sa compétence.

Il se fonde sur l’article 146 de la 4e Convention de Genève (1949) qui stipule: « Chaque partie contractante aura l’obligation de rechercher les personnes prévenues d’avoir commis, ou d’avoir ordonné de commettre, l’une ou l’autre de ces infractions graves, et elle devra les déférer à ses propres tribunaux, quelle que soit leur nationalité ».

Source : L’Express

JERUSALEM (AFP) — Le chef de la diplomatie israélienne, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, entame lundi en Europe sa première tournée à l’étranger pour tenter de rassurer sur les intentions de son gouvernement opposé à la création d’un Etat palestinien.

M. Lieberman, qui a pris ses fonctions le mois dernier, devait quitter Israël pour Rome dimanche soir, avant des visites à Paris, Prague et Berlin de mardi à jeudi.

Dans la capitale italienne, il doit avoir des entretiens avec son homologue Franco Frattini et le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. A Paris, il rencontrera mardi son homologue Bernard Kouchner et sera reçu à la présidence de la République, mais il n’est pas sûr qu’il y rencontrera le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, selon des responsables français.

« Le ministre va demander à ses interlocuteurs européens d’accorder du temps à Israël jusqu’à ce que le gouvernement dévoile les grandes lignes de son plan diplomatique », a affirmé un haut responsable du ministère israélien des Affaires étrangères. Selon lui, ce programme devrait être présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de sa rencontre avec le président américain Barack Obama à Washington prévue à la mi-mai à Washington. En attendant, ce responsable qui a requis l’anonymat a admis que des « bruits de fond négatifs en Europe » se faisaient entendre, une allusion aux critiques suscitées par les déclarations de M. Lieberman, le chef d’Israël Beiteinou, un parti ultra-nationaliste.

Le chef de la diplomatie a affirmé qu’Israël n’était pas lié par les négociations relancées fin 2007 à la conférence d’Annapolis, aux Etats-Unis, et censées aboutir à la création d’un Etat palestinien. « Le plan du gouvernement est basé sur deux principes: la priorité à la sécurité et l’amélioration de la situation économique des Palestiniens », a ajouté ce responsable.

Cette approche a été critiquée par les Etats-Unis et la plupart des pays européens attachés à l’idée de « deux Etats pour deux peuples ». La mauvaise humeur des Européens s’est traduite par le refus de relancer les discussions sur un rehaussement des relations entre l’Etat hébreu et l’Union européenne.

« Le véritable test aura lieu le mois prochain lorsqu’Avigdor Lieberman présentera la politique du gouvernement lors du sommet bi-annuel de l’Association Israël-UE en présence de ses 27 collègues », affirme-t-on aux Affaires étrangères. Mais avant ce « grand oral », Israël a averti l’Union européenne que son implication dans le processus de paix au Proche-Orient –qu’Israël a toujours voulu minimale– risquait d’être remise en cause si elle persistait dans ses critiques.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, a provoqué la colère des dirigeants israéliens en affirmant le 23 avril que le moment n’était pas « venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations » UE-Israël, vu l’incertitude sur l’évolution du processus de paix et le refus du nouveau gouvernement israélien de s’engager en faveur d’une solution à deux Etats.

A Paris, le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, a déclaré dimanche qu’il recevrait M. Lieberman mardi à l’Elysée. Il a jugé une rencontre avec le président Sarkozy possible mais pas certaine à ce stade. « Je ne dis pas qu’il y a une condition, mais ce qui serait souhaitable quand même c’est qu’Avigdor Lieberman se rallie aux décisions qui ont été prises par la communauté internationale, c’est la moindre des choses », a-t-il dit.