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BEYROUTH, (AFP) Les Libanais ont voté massivement dimanche à l’occasion de législatives dont l’issue s’annonçait très serrée entre la majorité sortante soutenue par l’Occident et la minorité emmenée par le Hezbollah, allié de l’Iran et acteur central du scrutin.

Le taux de participation a atteint 54,08%, selon un communiqué officiel. C’est « un record » depuis 20 ans, a affirmé à l’AFP le ministre de l’Intérieur Ziad Baroud.

Certains électeurs ont patienté plusieurs heures compte tenu de l’affluence et des isoloirs ont été rajoutés dans certains bureaux. Les électeurs présents dans les bureaux à l’heure de la fermeture officielle à 19H00 (16H00 GMT) ont néanmoins pu déposer leur bulletin.

Aucun incident significatif n’a été signalé pour ce scrutin dont les résultats officiels seront connus lundi.

D’après les sondages, la bataille devrait se jouer sur une trentaine de sièges, notamment dans les régions chrétiennes où les gens ont voté massivement. Le camp vainqueur ne devrait disposer que d’une poignée de sièges d’avance.
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Le vote aidera à déterminer si le futur gouvernement de ce petit pays méditerranéen, qui partage des frontières avec la Syrie et Israël, continuera de bénéficier du soutien occidental, notamment celui des Etats-Unis, ou s’orientera davantage vers l’Iran et la Syrie, ancienne puissance de tutelle.

Près de 50.000 soldats et policiers ont été déployés dans l’ensemble du territoire pour éviter tout incident. Des chars de l’armée étaient visibles dans les grandes villes. Selon l’armée, 123 incidents mineurs ont été enregistrés.

« C’est un défi dont on a longtemps douté. On a raconté que les élections seraient torpillées, mais je trouve que les Libanais et les forces politiques ont relevé le défi. De manière générale, je suis satisfait », a assuré M. Baroud.

Mais, a-t-il précisé, « je serai plus satisfait si tout va bien et que tout le monde accepte les résultats » du scrutin. Cette inquiétude était partagée par les 200 observateurs internationaux, venus notamment de l’Union européenne et du Centre Carter. « Notre souci est que les Libanais acceptent le résultat », a affirmé l’ancien l’ancien président américain Jimmy Carter.

De son côté, l’ancien sénateur américain John Sununu, de l’Institut démocratique national, a indiqué ne pas avoir noté de « violations flagrantes » du scrutin malgré l’importante participation.

La minorité parlementaire conduite par le Hezbollah et la majorité antisyrienne sont engagées dans un bras de fer depuis les législatives de 2005, qui a failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile en 2008.

Le Hezbollah, considéré comme un groupe terroriste par Washington, veut un gouvernement d’union quel que soit le vainqueur. Le camp adverse, sans écarter ce scénario, refuse que la future opposition dispose d’un droit de blocage dans un tel cabinet.

Le dirigeant druze Walid Joumblatt, membre de la majorité sortante, a assuré que son camp chercherait le dialogue avec l’opposition en cas de victoire. « Nous n’avons pas d’ennemi au Liban », a-t-il dit.

En Israël, le ministre des Finances Youval Steinitz a prévenu qu’une victoire du Hezbollah créerait « une nouvelle entité iranienne au Moyen-Orient après celle du Hamas » à Gaza. En revanche, en Syrie, le journal officiel Al-Baas a exprimé l’espoir que le Hezbollah l’emporte.
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Quelque 3,2 millions de Libanais étaient appelés aux urnes et des milliers d’expatriés ont participé.

Les électeurs devaient élire 128 députés parmi 587 candidats, répartis à parité entre chrétiens et musulmans. Chaque communauté se voit attribuer un nombre de sièges dans 26 circonscriptions en fonction de son poids démographique. Les députés sont élus à la majorité simple.

Hassan Nasrallah rappelle à quel point les gouvernements des pays musulmans sont sionistes.

nasrallah

Hassan Nasrallah, Secrétaire général du Hezbollah, a déclaré dans une allocution télévisée retransmise par la chaîne Al Manar, que « des parties arabes et extérieures ont participé à la campagne orchestrée par l’Egypte contre le Hezbollah », ajoutant que le régime égyptien n’a obtenu aucun résultat.

Et Nasrallah de s’interroger : « le régime égyptien est-il parvenu à convaincre les peuples égyptien et arabes de l’image qu’il a voulu donner de la résistance ? Non, il n’a  pas été convaincant ni pour le peuple égyptien, ni pour le peuple arabe ».

Hassan Nasrallah a exclu que son parti ait constitué une cellule en Egypte et a écarte toute intention dans ce sens, précisant que « les chefs  d’accusation qui pèsent sur le Hezbollah sont  le soutien à la résistance, et son combat du projet américano-sioniste dans la région ».

Au sujet de la mise en garde lancée dernièrement par le président égyptien Hosni Moubarak contre la colère de l’Egypte, Nasrallah a  ironisé, » On aurait souhaité entendre de telles déclarations au moment où la machine de guerre israélienne s’abattait sur la Bande de Gaza et massacrait les enfants et les civils ».

Il a présenté ses remerciements à tous ceux qui ont pris la défense du parti, notamment de l’intérieur de l’Egypte.

Le SG du Hezbollah a critiqué les déclarations du SG des Nations unies Ban Ki Moon au sujet de la cellule du Hezbollah, montée de toutes pièces par l’Egypte, estimant qu’avec une telle attitude il met l’organisation onusienne sur une ligne de confrontation avec le Hezbollah et les mouvements de résistance dans la région.

Au sujet de la libération des quatre officiers libanais en garde à vue pendant quatre ans dans l’affaire de l’assassinat de Rafik el-Hariri, Nasrallah a souligné, après avoir félicité leurs familles, que leur élargissement prouve que la démarche de l’ancienne commission d’enquête internationale est fausse.

Nasrallah a appelé, à ce sujet,  à explorer toutes les pistes, dont la piste israélienne pour trouver les vrais coupables.

Synthèse de Gnet

BEYROUTH, 1 mai 2009 (AFP) – Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a estimé vendredi que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) n’était « pas forcément intègre », après sa décision de libérer quatre généraux libanais détenus dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du dirigeant Rafic Hariri. « Leur libération ne signifie pas forcément que le tribunal est intègre », a déclaré cheikh Nasrallah dans une déclaration télévisée.

Les quatre généraux, considérés comme les piliers de l’ancien système sécuritaire libanais à l’époque de la tutelle syrienne au Liban, ont été libérés mercredi après 44 mois de détention à Beyrouth, le procureur du TSL ayant cité l’absence d' »éléments de preuve suffisants ».

Rafic Hariri, Premier ministre sous la tutelle syrienne devenu opposant à l’hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005. Sa mort avait provoqué une grave crise au Liban qui avait fini par conduire au retrait des troupes syriennes après 29 ans de présence. Nasrallah, qui mène la minorité parlementaire appuyée par Damas et Téhéran, a jugé que la détention des généraux était motivée par des « considérations politiques. C’était un scandale politique, c’était une erreur ». « Avec leur libération, une nouvelle étape s’ouvre et nous ne pouvons la juger d’avance. Le procureur général du TSL et les enquêteurs doivent désormais démontrer qu’ils sont des professionnels et agissent à l’abri des considérations politiques », a-t-il encore dit. « Quatre ans d’enquête ont ciblé la Syrie et ses alliés. Examinons toutes les autres options: pourquoi exclure la piste israélienne », a-t-il demandé. « L’Etat hébreu peut commettre cet assassinat. A-t-il intérêt à le faire? a-t-il intérêt à provoquer un conflit régional? a-t-il les moyens? je dis oui ».

Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU, créée après l’assassinat de Rafic Hariri, avaient conclu à des « preuves convergentes » mettant en cause les renseignements syriens et libanais. La Syrie nie toute implication.