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Entre Israël et les États-Unis, le climat n’est plus au beau fixe, comme du temps de George W. Bush. L’insistance avec laquelle la nouvelle Administration rappelle ses exigences au gouvernement israélien annonce des temps difficiles.

La rencontre du 18 mai à la Maison-Blanche entre Barack Obama et Benyamin Nétanyahou avait été jugée cruciale pour les relations entre les deux pays et pour les perspectives de paix au Proche-Orient. Il ne pouvait en être autrement. En apparence, le tête-à-tête entre ces deux hommes aux parcours politiques contrastés et aux positions parfois opposées s’est fort bien passé, même s’il faudra du temps pour savoir ce qu’ils se sont vraiment dit.

Chacun a rappelé publiquement ses convictions avec fermeté mais aussi avec beaucoup de politesse.

Obama est ainsi fait qu’il ne montre pas ses sentiments. Il ne se départira pas de sa cool attitude, même s’il n’en pense pas moins. Fin connaisseur de la vie politique américaine, Nétanyahou sait, lui, apprécier la popularité du nouveau président. Inutile de le prendre de front. Entre les deux hommes, c’est une rude partie d’échecs qui a commencé.

Le vice-président Joe Biden était monté en ligne avant la venue de Nétanyahou à Washington. Maintenant, c’est Hillary Clinton qui donne de la voix. À l’entendre, il n’y a rien à négocier : « Le président Obama est très clair. Il veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle » des colonies de peuplement en Cisjordanie.

Nétanyahou pensait qu’il avait en Hillary Clinton, l’ancienne sénatrice de New York ouvertement pro-israélienne pendant sa campagne, une alliée au sein de l’Administration. Il doit déchanter.

Le message d’Obama signifie qu’il ne fait aucun cas de la fragilité politique du gouvernement Nétanyahou et ne parie pas sur sa longévité. Le premier ministre israélien aura bientôt le choix entre une crise politique intérieure ou une crise avec les États-Unis ou, plus vraisemblablement, les deux à la fois.

Quant à Obama, il poursuit son chemin, imperturbable. Le 4 juin au Caire, il prononcera son «discours au monde musulman». On y découvrira la feuille de route qu’il s’est tracée au Proche-Orient.

Les signaux lancés par la Maison-Blanche montrent que le conflit israélo-palestinien s’inscrit pour cette Administration dans un cadre plus large. Israël reste l’« allié privilégié » des États-Unis qui demeurent les « garants » de sa sécurité. Mais Washington poursuit aussi d’autres objectifs dans la région et attend désormais de son allié qu’il y contribue.

Ainsi en est-il de l’amélioration souhaitée de relations avec le monde arabe ainsi que du règlement recherché de la question iranienne.

Avec George W. Bush, Israël avait perdu l’habitude de ce genre de discours. Les semaines qui viennent nous diront s’il s’agit seulement d’un changement verbal ou bien si la politique des États-Unis vis-à-vis d’Israël est en train de se transformer en profondeur.

Source : Le Figaro

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La déception commence pour les gauchistes.

WASHINGTON, 15 mai (Xinhua) — Le président américain Barack  Obama a annoncé vendredi sa décision de rétablir les tribunaux  militaires de l’ère Bush pour juger certains détenus de la prison  de Guantanamo, avec davantage de droits fournis aux accusés.

Le président Obama a affirmé qu’il « commencera à rétablir les  Commissions comme un forum légitime pour le jugement, » tout en  ramenant les détenus dans « la conformité avec le règne de la loi. »

En outre, Obama a indiqué qu’il travaillera avec le Congrès sur les réformes supplémentaires qui « permettront aux tribunaux de  juger efficacement les terroristes ». D’autres détenus seront jugés dans les tribunaux fédéraux, a-t-il ajouté.

« C’est la meilleure façon de protéger notre pays, tout en  maintenant nos valeurs profondes », a affirmé Obama.

Il a souligné qu’il soutient toujours l’utilisation des  tribunaux militaires officiellement appelés Commission militaire,  mais s’oppose à leur version sous l’administration Bush, qui  donnait peu de droits aux accusés.

« Les Commissions militaires ont une longue tradition aux Etats- Unis. Elle sont compétentes pour juger les ennemis qui ont violé  la législation en matière de guerre, pourvu qu’ils soient  structurés et administrés de façon appropriée, » a soutenu Obama.

« Dans le passé, j’ai soutenu l’utilisation des commissions  militaires comme un lieu pour juger les détenus (…) Mais j’ai  protesté fermement contre la Loi sur les Commissions militaires  qui était en préparation par l’administration Bush et adoptée par  le Congrès », s’est-il justifié.

Obama a indiqué que les tribunaux militaires de l’ère Bush  » n’ont pas réussi à créer un cadre juridique légitime et ont sapé  notre capacité à assurer une justice rapide et certaine à ceux des prisonniers que nous détenions à ce moment-là ».

Il a affirmé que le secrétaire à la défense Robert Gates  informerait le Congrès de changements aux règles régissant les  commissions militaires et visant à aussrer une meilleure  protection pour les accusés.

L’objectif de ces changements seront les suivants: les  déclarations obtenues auprès des détenus en utilisant des méthodes d’interrogation cruelles, inhumaines et dégradantes ne seront plus admises commepreuve au procès; l’utilisation des ouï-dire sera  limité; les accusés auront plus de latitude dans le choix de leur  avocat; les protections de base seront fournies à ceux qui  refusent de témoigner; les juges des commissions militaires  peuvent établir la compétence de leurx tribunaux.

En 2006, l’ancien président George W. Bush a mis en place le  système de Commission militaire pour juger les personnes détenues  à la base militaire américaine de Guantanamo Bay à Cuba.

Le système, qui permet aux personnes soupçonnées de terrorisme  d’être jugées d’une manière qui favorise le gouvernement et  protège les informations classifiées, a été énergiquement critiqué.

En juin 2008, M. Obama, qui était candidat présidentiel à  l’époque, a indiqué que « notre système pour juger les détenus a  été un énorme échec ».

Il a déclaré qu’il n’était pas contre la création des tribunaux, mais s’opposait à la manière de Bush de mener les procès.

Le 22 janvier, le président Obama a signé trois décrets dont  l’un porte sur la fermeture de Guantanamo. Pour lui, les  commissions militaires restent une option, avec des autorités  révisées.

Parmi les 240 détenus de Guantanamo, 21 ont été inculpés de  crimes de guerre, y compris Khalid Sheik Mohammed, autoproclamé  cerveau de l’attaque du 11 septembre, et quatre co-conspirateurs.

La plupart de ces 21 cas sont susceptibles d’être jugés par les tribunaux militaires. Certaines autres affaires seront transférées aux tribunaux fédéraux.

LA HAVANE – Les chefs de la diplomatie iranienne et cubaine ont fait front commun jeudi à La Havane pour dénoncer un rapport de Washington accusant leur pays de soutenir le terrorisme et mettre en cause la propre politique américaine jugée « raciste » ou terroriste ».

« Pour son soutien au régime sioniste, au racisme et à l’occupation » et « pour tout ce qui a été fait dans la prison de Guantanamo (sud-est de Cuba), les Etats-Unis n’ont aucune compétence » pour accuser d’autres pays, a déclaré Manouchehr Mottaki, ministre iranien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse organisée à la clôture d’une réunion du Mouvement des pays non alignés.

« La politique de deux poids deux mesures des Etats-Unis (…) est connue dans le monde entier et il n’y a rien de nouveau » dans ce rapport, a-t-il ajouté.

Le département d’Etat américain a publié jeudi son rapport annuel sur le terrorisme, y plaçant l’Iran, accusé d’être l’Etat terroriste « le plus actif », mais aussi la Syrie, Cuba et le Soudan dans sa liste noire des pays soutenant le terrorisme.

Le département d’Etat accuse notamment Téhéran de soutenir le mouvement radical palestinien Hamas, le Hezbollah libanais, des extrémistes basés en Irak et des talibans en Afghanistan.

Cuba reste sur cette « liste noire » car le régime Castro continue d’accorder l’asile à des militants de groupes considérés comme terroristes, selon Washington qui ne rapporte cependant aucun signe de financement par La Havane d’activités terroristes ou de blanchiment d’argent à des fins terroristes.

« Nous ne reconnaissons aucune autorité politique ni morale au gouvernement des Etats-Unis pour dresser une telle liste, peu importe le sujet, ou pour déterminer les bonnes ou mauvaises conduites », a pour sa part déclaré à la presse le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez.

« Mais je pense que personne ne fait grand cas ni ne lit ces documents parce qu’on sait que leur auteur est un délinquant international », a-t-il dit alors que Cuba, sous embargo américain depuis 47 ans, réclamait son retrait de cette « liste noire ».

« Le gouvernement des Etat-Unis approuve le terrorisme d’Etat d’Israël contre le peuple palestinien et arabe », a accusé le ministre cubain en qualifiant par ailleurs de « camp de tortures » la prison américaine de Guantanamo.

« Ce rapport montre clairement la contradiction existant aujourd’hui au sein de l’administration américaine. Un discours peut tendre une main amicale et promettre des changements, mais la vérité est qu’il y a une machine impériale qui veut nous dicter notre ligne de conduite », a estimé le chef de la diplomatie vénézuélienne Nicolas Maduro dont le gouvernement allié de Cuba fait l’objet de critiques dans le rapport américain.

Le président américain Barack Obama avait promis une « nouvelle ère » dans les relations avec l’Amérique latine et notamment avec l’île communiste cubaine et le Venezuela, bêtes noires des Etats-Unis dans la région, lors de son premier sommet des Amériques, qui s’était déroulé à la mi-avril à Trinité-et-Tobago.

M. Maduro se trouvait aussi à la Havane dans le cadre d’une réunion du Mouvement des 118 pays non alignés que préside Cuba depuis septembre 2006. Quelque 110 délégations d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine étaient présentes parmi lesquelles une soixantaine de ministres.

(©AFP / 01 mai 2009 03h14)

Une « équipe terroriste » dont l’Iran avait annoncé lundi l’arrestation travaillait pour le compte de la CIA américaine et du Mossad israélien, a affirmé mardi un responsable judiciaire.

Sept personnes arrêtées
« Outre des liens avec le Mossad, ces gens, qui souhaitaient créer des problèmes pour l’élection présidentielle, avaient des liens avec les services secrets américains », a dit le vice-procureur de Téhéran, Hassan Haddad, cité par l’agence Isna. Le ministre iranien des Renseignements Gholam Hossein Mohseni Ejeie avait annoncé lundi l’arrestation de cette « équipe », qui préparait selon lui des attentats à la bombe d’ici l’élection présidentielle du 12 juin.

Selon M. Haddad, cette « équipe » comptait sept personnes: « trois sont les principaux accusés et quatre sont des complices », a-t-il dit, sans préciser la date et le lieu de leur interpellation, qui s’est accompagnée de la saisie de plus de cent kilos d’explosifs. Le vice-procureur a expliqué que le « cerveau » du groupe résidait aux Etats-Unis et bénéficiait de fonds gouvernementaux. Selon M. Haddad, le groupe était aussi « lié aux monarchistes qui ont perpétré l’attentat de Chiraz ».

Peine de mort
Le 10 avril, trois hommes ont été exécutés par pendaison après avoir été reconnus coupable d’un attentat en 2008 dans une mosquée de Chiraz (sud), qui avait fait 14 morts et plus de 200 blessés. Les autorités avaient mis en cause un groupe monarchiste basé à l’étranger, dont les membres auraient été financés et entraînés par les services américains et britanniques.

Israël est l’ennemi juré de la République islamique et ce n’est pas la première fois que Téhéran annonce avoir arrêté des espions ou des personnes travaillant pour le compte de l’Etat hébreu. Les autorités iraniennes accusent aussi régulièrement les Etats-Unis de soutenir des éléments supposés hostiles à la République islamique. (belga/th)

Source : 7 sur 7

Une semaine après la formation d’un gouvernement israélien de droite, des divergences apparaissent avec Washington sur la finalité d’un règlement de paix avec les Palestiniens, au risque d’une confrontation diplomatique entre alliés.

Par delà le malaise suscité par des déclarations controversées du ministre israélien des Affaires étrangères, l’ultra nationaliste Avigdor Lieberman, un désaccord de fond se dessine sur la question clé de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël. Alors que le nouveau gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu rejette l’option de « deux Etats pour deux peuples », le président américain Barack Obama proclame très haut à quel point il lui est attaché.

Pour l’heure, les deux parties évitent de hausser le ton. « Il y a certes des divergences mais pas de frictions », a assuré mercredi à la radio publique le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon.Cet ancien ambassadeur à Washington, député du parti de M. Lieberman, a estimé que l’administration américaine comprendrait qu’un nouveau gouvernement en Israël « se donne le temps de réévaluer sa politique, d’autant que les négociations avec les Palestiniens n’ont mené à rien en quinze ans ».

Dans la même veine, le chercheur Eytan Gilboa, de l’université Bar Ilan près de Tel Aviv, écarte des « pressions américaines sur Israël », à moins qu’Obama « ne cherche à se gagner du crédit dans le monde arabe aux dépens d’Israël ». En revanche, le quotidien israélien Haaretz présente mercredi un tableau beaucoup plus alarmiste de l’évolution des rapports entre Israël et son principal allié.

Il fait état à ce propos d’une campagne de l’administration Obama auprès du Congrès pour contrer à l’avance des pressions du lobby pro-israélien aux Etats-Unis. « Pour l’heure, Netanyahu et Obama se sondent mutuellement. Mais nul doute qu’on va vers une confrontation. La question est de savoir si Washington utilisera le gant de velours ou la main de fer », estime un analyste du journal, Akiba Eldar.

« Netanyahu n’a aucun intérêt à une épreuve de force. Il va chercher à gagner du temps, en jouant du fait qu’Israël n’a pas d’interlocuteur crédible côté palestinien, le président de l’Autorité Mahmoud Abbas étant trop affaibli, et le Hamas qui contrôle Gaza refusant le principe d’une paix », a-t-il ajouté.

M. Lieberman a rejeté mardi les « interventions extérieures » dans la politique d’Israël, apparemment en allusion aux déclarations du président Obama. « Nous ne nous sommes jamais immiscés dans les affaires des autres. Et nous attendons des autres qu’ils n’interviennent pas dans les nôtres », a-t-il déclaré.

« J’attends des autres qu’ils donnent le temps à Israël de mettre au point un programme politique responsable et qu’ils n’aient pas un chronomètre en main », a poursuivi le chef de la diplomatie israélienne.

Lundi, le président Obama avait affirmé devant le Parlement turc que « les Etats-Unis soutenaient fermement l’objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, cohabitant dans la paix et la sécurité. C’est l’objectif que les parties concernées ont convenu d’atteindre dans la Feuille de route et à Annapolis ».

M. Lieberman avait choqué le 1er avril la communauté internationale en affirmant qu’Israël n’était plus lié par la conférence d’Annapolis de 2007 et uniquement par la Feuille de route, le dernier plan international d’un règlement du conflit israélo-palestinien, étant largement resté lettre morte.

Un autre ministre, Gilad Erdan (Environnement) avait ajouté lundi qu’Israël « ne prenait pas ses ordres auprès du président Obama ».

Source : RTL Info

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Le président américain Barack Obama a affiché mardi sa confiance dans la capacité des Etats-Unis à surmonter leur plus grave crise depuis des décennies, assurant que le pays sortirait de la récession « plus fort qu’auparavant ».

« Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d’Amérique en sortiront plus forts qu’auparavant », a dit M. Obama lors de son premier discours devant le Congrès.

Le plan annoncé récemment pour sauver les banques américaines « va requérir des ressources importantes du gouvernement fédéral. Oui, probablement plus que ce que nous avons déjà mis de côté », a déclaré M. Obama. « Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher », a-t-il ajouté, estimant que l’économie américaine pourrait mettre plus de dix ans à s’en remettre.

Le président américain, qui a pris ses fonctions il y a un peu plus d’un mois, a promis de veiller à ce que les grandes banques aient assez d’argent pour prêter, annonçant la création d’un fonds de prêts pour consommateurs et petites entreprises.

Rappelant que les excès des marchés financiers ont conduit à la crise économique actuelle, il a demandé au Congrès une loi rapide pour réglementer le système financier. « Je demande à ce Congrès de se joindre à moi pour faire tout ce qui sera nécessaire », a-t-il déclaré. « Et pour nous assurer qu’une crise de cette ampleur ne se reproduira pas, je demande au Congrès d’approuver rapidement une loi qui réformera finalement notre système de régulation dépassé ».

Il a aussi cherché à rassurer les ménages américains sur la solidité de leur épargne. « Vous devez savoir que l’argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, votre assurance est sûre, vous pouvez continuer à compter sur le système financier », a-t-il assuré. « Ce n’est pas une source d’inquiétude. »

Source : RTL Info

US

Washington semblait marquer des points vendredi pour assurer le ravitaillement de la force internationale en Afghanistan, obtenant, selon un amiral américain, l’accord des Ouzbeks et des Tadjiks, au moment où le Kirghizstan ferme une base militaire américaine clé.

« Chaque semaine, nous prévoyons de faire passer par les territoires de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan vers l’Afghanistan entre 50 et 200 containers », a indiqué le contre amiral Mark Harnitchek, un haut responsable du département du transport de l’armée américaine en visite à Douchanbe, la capitale tadjike.

« Le Tadjikistan a donné son accord pour l’utilisation de ses routes et de ses voies ferroviaires (…) Nous avons obtenu l’accord de l’Ouzbékistan pour le transit », a-t-il ajouté à la télévision tadjike, précisant que les convois ne contiendraient ni armes, ni munitions.

La porte-parole de l’ambassade américaine à Douchanbe, Jackie McKennan a quelque peu modéré les propos du militaire américain: « les Tadjiks étudient la possibilité (du transit), ils sont ouverts. En gros, ils discutent ».

En Ouzbékistan, le ministère ouzbek des Affaires étrangères et l’ambassade américaine, contactés par l’AFP, se sont refusés à tout commentaire.

Si le Tadjikistan avait déjà donné début février son accord de principe au transit, l’Ouzbékistan ne s’est jamais exprimé sur le sujet. Mais le général David Petraeus, chef des opérations américaines en Irak et en Afghanistan, était à Tachkent cette semaine pour des pourparlers sur lesquels rien n’a filtré.

Le transit par ces deux pays d’Asie centrale frontaliers de l’Afghanistan est essentiel au ravitaillement de la coalition internationale luttant contre les Talibans, alors que le Kirghizstan a demandé la fermeture d’une base américaine, installation clé pour ces approvisionnements. Le président kirghiz Kourmanbek Bakiev a signé vendredi la loi votée la veille ordonnant le démantèlement de cette installation militaire américaine ouverte en 2001. Une fois Washington informé par voie diplomatique, les soldats américains auront 180 jours pour quitter le Kirghizstan.

Les Etats-Unis espèrent encore convaincre Bichkek de changer d’avis, tout en indiquant qu’ils ne paieront « pas n’importe quel prix ». « Nous ne nous sommes pas résignés à ce que cela soit le dernier mot », a lancé jeudi le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.

La Russie, que les observateurs soupçonnent d’avoir poussé le Kirghizstan à fermer la base, a aussi donné son accord de principe au transit par son territoire des convois destinés à l’Afghanistan. Signe de l’avancée des négociations, un train avec du matériel américain pour les troupes de l’Otan est prêt à quitter la capitale lettonne, a appris l’AFP jeudi auprès d’une source proche de l’opération.

Le règlement de la question du transit vers l’Afghanistan est clé pour les Etats-Unis, le président Barack Obama ayant fait de la lutte contre les talibans sa priorité et ayant autorisé le déploiement de milliers d’hommes supplémentaires.

Actuellement, environ 80% de l’approvisionnement des troupes en Afghanistan (carburant, équipements lourds, etc.) est effectué à travers la passe de Khyber reliant ce pays au Pakistan. Mais les convois américains et de l’Otan sont régulièrement attaqués sur cette route par les insurgés talibans.

Moscou cherche pour sa part à regagner le terrain perdu sur les Etats-Unis depuis la chute de l’URSS et s’efforce d’imposer son influence en Asie centrale ex-soviétique.

Source : RTL Info

Obama 2008

Barack Obama, qui marque vendredi son premier mois à la Maison-Blanche, a pris en peu de temps des décisions risquées qui pourraient faire de lui le sauveur de l’économie américaine mais aussi précipiter sa chute après un seul mandat.

Arrivé le 20 janvier à la tête d’une puissance en crise, Barack Obama a eu le temps de promulguer un énorme plan de relance de 787 milliards de dollars, qui s’ajoute aux interventions massives de l’Etat dans la finance, l’immobilier et l’automobile.

Si ces initiatives permettent de relancer l’économie, Obama passera à la postérité comme une sorte de magicien politique, aux côtés des plus grands présidents de l’histoire américaine.

Mais si l’Amérique s’enfonce dans une décennie de stagnation, comme le Japon dans les années 1990, Barack Obama sera accusé d’avoir fait exploser le déficit budgétaire et la dette.

« Si ça ne marche pas, si la situation économique empire, il aura un lourd passif à gérer », observe l’historien Julian Zelizer, de l’université de Princeton. « Le pari est en marche ».

S’il bénéficie pour l’heure d’un état de grâce dans l’opinion, le nouveau président sait qu’il sera jugé sur ses résultats, comme il l’a reconnu la semaine dernière en Floride.

« Si, d’ici quelques années, les gens n’ont pas le sentiment que l’économie est repartie (…) et que je n’ai pas orienté le pays dans la bonne direction, alors vous aurez un nouveau président », a-t-il lancé.

Barack Obama pense qu’il peut profiter de la crise économique pour réformer les Etats-Unis en profondeur, analyse le politologue Dennis Goldford, de l’université de Drake.

« Comme il l’a dit lui-même, s’il réussit, il décrochera un second mandat, s’il échoue, il n’en fera qu’un seul », ajoute le politologue, alors que la prochaine élection présidentielle est prévue en novembre 2012.

L’audace du plan de relance de la nouvelle administration peut expliquer pourquoi son appel au consensus a été rejeté par l’opposition républicaine, qui escompte probablement qu’un échec d’Obama sur le front économique lui apportera la victoire dans les urnes.

Pour l’heure, le nouveau chef d’Etat a rapidement défait l’héritage de son prédécesseur George W. Bush: il a ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo, interdit la torture, ordonné des renforts pour l’Afghanistan et demandé à ses généraux de planifier un retrait d’Irak.

Mais les épreuves n’ont pas manqué: le nouveau plan de sauvetage du secteur financier a été mal reçu par les marchés. L’administration doit à présent décider jusqu’où elle soutiendra le secteur automobile, alors que les géants General Motors et Chrysler ont demandé 25 milliards de dollars de plus pour échapper à la faillite.

Plusieurs personnalités désignées pour occuper des postes importants ont dû renoncer à la suite d’embarrassants problèmes fiscaux, particulièrement Tom Daschle, qui devait devenir secrétaire à la Santé et réformer l’assurance maladie.

Les défis n’ont pas tardé non plus sur le front international, notamment de la part de la Corée du Nord, qui menace d’effectuer un tir de missile. Quant aux électeurs israéliens, ils ont choisi un parlement peu enclin au compromis avec les Palestiniens.

Face à la gravité de l’heure, Barack Obama a en tout cas semblé se glisser sans difficulté dans son rôle, observe Julian Zelizer: « Bush avait mis plus de temps à avoir l’air d’un président. Il avait fallu attendre le 11-Septembre et son célèbre discours devant les pompiers du World Trade Center ».

Source : RTL Info

Le Parlement kirghize a approuvé à la quasi-unanimité, jeudi 19 février, la fermeture de la base aérienne américaine de Manas, près de la capitale, Bichkek. Cette décision est problématique pour les Etats-Unis, puisque cette base, leur dernière en Asie centrale, sert à l’approvisionnement de leurs forces en Afghanistan. D’autant que Washington vient de décider l’envoi de renforts pour y intensifier la lutte contre les talibans.

La fermeture de la base a été annoncée le mois dernier par le président kirghize, Kourmanbek Bakiev, en visite à Moscou, où il venait de recevoir une assistance russe de deux milliards de dollars. Les gouvernements russe et kirghize ont démenti toute relation entre cette aide et la fermeture de la base. Selon Bichkek, la décision découle du refus de Washington de payer davantage pour conserver le droit d’employer Manas.

Une fois l’avis d’éviction officiel adressé au gouvernement des Etats-Unis, ceux-ci auront 180 jours pour se retirer, a précisé un député. Washington étudie désormais des voies de ravitaillement alternatives pour son contingent en Afghanistan, les itinéraires actuels transitant par le Pakistan étant de plus en plus ciblés par les activistes.

Source : Le Monde